DPE au Point du Jour à Saint-Brieuc : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Point du Jour à Saint-Brieuc, les 1 210 DPE géolocalisés décrivent un quartier majoritairement composé d’appartements, où les classes C et D dominent. La part de logements classés F ou G atteint 3,8 %, contre 7,7 % dans l’échantillon de la ville, mais chaque vente ou location appelle une lecture du diagnostic propre au bien.

DPE au Point du Jour à Saint-Brieuc : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Saint-Brieuc

Le dossier énergétique du Point du Jour repose sur 1 210 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Saint-Brieuc. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier et de les comparer aux indicateurs disponibles pour la ville. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du Point du Jour. Le profil qui se dessine associe une forte présence d’appartements, une période de construction dominante située entre 1948 et 1974 et une concentration des étiquettes en classes C et D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, cette lecture apporte un contexte utile. Elle ne remplace pas l’examen du DPE du logement concerné, dont les caractéristiques peuvent s’écarter des tendances observées.

Un bâti surtout collectif, marqué par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Le Point du Jour)Part du quartier
A20,2 %
B60,5 %
C64853,6 %
D42535,1 %
E836,9 %
F322,6 %
G141,2 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Le Point du Jour (Saint-Brieuc).

La période 1948-1974 est la plus représentée dans les diagnostics du Point du Jour, avec 37,9 % des observations. Il s’agit de la tranche dominante, et non d’une majorité à elle seule. Les logements construits avant 1975 représentent 41,4 % du corpus, tandis que ceux d’avant 1948 n’en constituent que 3,6 %. Le quartier se distingue ainsi du profil communal, où la part du bâti antérieur à 1948 atteint 22,8 %. Les maisons individuelles représentent 14,0 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. Cette prédominance du collectif est un élément central pour comprendre le parc étudié. En revanche, les données ne précisent ni les matériaux des bâtiments, ni leurs équipements de chauffage, ni les rénovations éventuellement réalisées : l’âge de construction ne suffit donc pas à expliquer leurs résultats énergétiques.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 37,9 % des diagnostics. Ce repère situe le bâti étudié sans permettre d’attribuer une même performance à tous les logements de cette génération.
  • Bâti ancien : 3,6 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, contre 22,8 % à Saint-Brieuc. Le très ancien est donc moins représenté dans le corpus du quartier.
  • Formes de logement : les maisons individuelles comptent pour 14,0 % des diagnostics. Les appartements constituent l’essentiel des observations, sans ventilation fournie des étiquettes selon le type de logement.

Des étiquettes dominées par C et D, avec 3,8 % de passoires

La répartition des étiquettes fait ressortir la classe C, avec 648 diagnostics, devant la classe D, qui en rassemble 425. Ces deux catégories structurent nettement le profil énergétique observé au Point du Jour. À l’autre extrémité, les classes A et B restent peu présentes, avec respectivement 2 et 6 diagnostics. La classe E regroupe 83 observations. Les logements classés F ou G, qualifiés ici de passoires énergétiques, sont au nombre de 46, soit 3,8 % des diagnostics du quartier. Cette proportion est inférieure aux 7,7 % relevés à l’échelle de Saint-Brieuc. Le quartier présente donc une moindre fréquence de passoires dans l’échantillon étudié. Cela ne signifie ni que tous ses logements sont performants, ni que l’adresse permet de présumer de l’étiquette d’un bien particulier.

  • Classes A et B : 2 diagnostics en A et 6 en B. Ces étiquettes sont présentes, mais demeurent marginales dans la répartition fournie.
  • Classes C et D : 648 diagnostics en C et 425 en D. Elles constituent le principal point de repère pour situer une étiquette individuelle dans le quartier.
  • Classe E : 83 diagnostics. Cette catégorie doit être distinguée des classes F et G pour conserver une lecture fidèle des résultats.
  • Classes F et G : 32 diagnostics en F et 14 en G, soit 46 au total. Leur part de 3,8 % est plus faible que celle de la ville.

Des médianes énergétiques inférieures à celles de Saint-Brieuc

La consommation médiane du Point du Jour s’établit à 152 kWh/m²/an, contre 183 kWh/m²/an pour Saint-Brieuc. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation : 1 077 € dans le quartier, contre 1 160 € à l’échelle communale. Ces indicateurs sont cohérents avec une part de passoires moins élevée, mais ils ne décrivent pas tous les aspects de la performance des logements. La surface médiane atteint par ailleurs 66 m² au Point du Jour, contre 64 m² dans la ville. Les logements comparés ne sont donc pas nécessairement identiques en taille ou en caractéristiques. Pour répondre à la question de la « moyenne » locale, il faut préciser que les chiffres disponibles sont des médianes : ils offrent un repère central, sans constituer une moyenne arithmétique.

Ces comparaisons doivent être lues comme des indications sur deux ensembles de diagnostics, et non comme une économie garantie pour un futur occupant. Le coût annuel médian estimé de 1 077 € ne correspond pas à une facture certaine pour chaque logement du Point du Jour. De même, les valeurs médianes de consommation, de coût et de surface ne décrivent pas nécessairement un seul et même bien. Les données fournies ne permettent pas d’isoler l’effet de la période de construction, de la forme collective du bâti ou d’éventuels travaux sur les performances observées. Elles montrent une consommation médiane inférieure à celle de Saint-Brieuc et un bâti d’avant 1948 moins représenté. Elles ne démontrent pas, à elles seules, pourquoi ces écarts existent.

Vendre ou louer : replacer le DPE du bien dans son contexte

Pour vendre au Point du Jour, les résultats du quartier peuvent aider à présenter le contexte énergétique, à condition de distinguer clairement les statistiques locales du diagnostic individuel. Un logement classé C se situe dans la catégorie la plus représentée, avec 648 observations ; un logement classé F ou G appartient à un groupe moins fréquent, mais bien présent. Pour louer, la même prudence s’impose : la consommation et le coût estimés du logement concerné doivent rester les repères de la discussion, plutôt que les seules médianes du quartier. Les données disponibles ne permettent ni de chiffrer un effet du DPE sur la valeur de vente ou le loyer, ni de conclure à la possibilité de louer un bien précis. Elles servent avant tout à formuler des questions et à contextualiser les caractéristiques annoncées.

Questions fréquentes

Le Point du Jour est-il plus performant que Saint-Brieuc dans son ensemble ?

Les indicateurs disponibles sont plus favorables sur les critères mesurés : 3,8 % de passoires contre 7,7 %, une consommation médiane de 152 contre 183 kWh/m²/an et un coût annuel médian estimé de 1 077 € contre 1 160 €. Cela décrit les corpus analysés, sans garantir qu’un logement du quartier soit plus performant qu’un autre logement de Saint-Brieuc.

Quel type de logement domine au Point du Jour ?

Les appartements dominent les diagnostics étudiés, les maisons individuelles n’en représentant que 14,0 %. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, avec 37,9 % des observations. Le bâti d’avant 1948 compte pour 3,6 %. Ces proportions concernent les logements diagnostiqués et ne permettent pas de décrire précisément chaque immeuble ou de connaître son état de rénovation.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un bien à louer ou à vendre ?

Le montant de 1 077 € peut être cité comme coût énergétique annuel médian estimé du corpus du quartier, avec cette qualification explicite. Il ne doit pas être présenté comme le coût du bien proposé ni comme une facture garantie. Pour informer sur un logement particulier, il faut distinguer ses propres estimations des repères statistiques du Point du Jour.

Sources officielles

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